Terminus Radieux

Terminus Radieux

This Radiant Terminus is a photo-story combining pictures of farming activities, still lives and exhibition views. It is part of a series of articles published on the occasion of the group show Les Vies génétiques d’Eden Martin (Eden Martin’s Genetic Lives), which took place on the biodynamic farm of Aude and Antoine Hentsch in Gollion*.

*Les Eterpis farm in Gollion (Vaud Canton, Switzerland), Les vies génétiques d’Eden Martin. 

Participating artists: Orla Barry & Paul Bradley, Gianfranco Baruchello, Marc Elsener, Clément Froidevaux, Séverine Heizmann, Andreas Hochuli, Eden Martin, Stefan Tcherepnin, Ye Xe and Shirin Yousefi.

https://www.eden-martin.org/

Eden Martin et ses vies génétiques

Eden Martin et ses vies génétiques
Ce texte observe certains croisements de l’art et de l’agriculture pour décrire notre période où le productivisme a atteint ses limites en asséchant autant les sols que les imaginaires. De la génito-culture qui prend essor dans les années 2000 aux artistes-cultivateurs aux ego surexploités, il explore à partir d’une série d’exemples – entre autres les Women’s Lands d’Oregon et l’Agricola Cornelia de Gianfranco Baruchello – les frictions entre autonomie de l’art et autonomie politique comme moyen d’écrire des récits et de les fondre au vivant. Ce texte s’inscrit dans une série de publications qui sera publiée dans le cadre de l’exposition de groupe Les vies génétiques d’Eden Martin à la ferme biodynamique d’Aude et Antoine Hentsch à Gollion*.

L’antidote de l’attitude

L’antidote de l’attitude
En point d’orgue de sa programmation récente qui exposait le travail d’artistes dandy comme Michael Krebber ou Marc Camille Chaimowicz, la Kunsthalle de Berne présente l’exposition collective No Dandy, No Fun, une passionnante enquête sur la figure de l’artiste. Récalcitrant aux forces naturalisantes de l’identification, le dandy s’affiche comme un contre-modèle qui a fait de la vie son art, entre affirmation exubérante et fantasme d’effacement du soi. Par leur relecture inclusive, Hans-Christian Dany et Valérie Knoll, les curateurices de l’exposition, dotent cette figure, qui est avant tout une attitude, de pouvoirs de subversion élargis.

Une erreur d’identification

Une erreur d’identification
La vague de manifestations emmenées par le mouvement Black Lives Matter qui succède au confinement décrété pour lutter contre la propagation du coronavirus invite à confronter ce moment politique et épidémique au contexte de la fin des années 1980 quand l’épidémie du sida ravageait les pays occidentaux. L’art et l’activisme de cette période ont justement été abondamment revisités ces dernières années par les institutions artistiques. Dans ce texte, j’adapte librement la méthodologie de désidentification de l’artiste américain Bradley Kronz pour naviguer dans des œuvres, des expositions et des tendances institutionnelles récentes. L’objectif est de créer des courts-circuits historiques pour faire apparaître certains traits de l’histoire contemporaine des expositions et des institutions dans leur approche de l’identité.